
Carson Climb Warrior
tt 1/10 : carson, climbwarrior, 500404056,
Depuis la reprise de sa distribution par T2M, la marque germanique Carson réussit à nous étonner en commercialisant des engins à la fois ludiques et qui se démarquent un peu des grands classiques du genre. En voici un nouvel exemple avec le Climb Warrior.
Présentation
L'argument majeur qui prêche immédiatement en faveur de cette auto, vous l'aurez deviné : c'est son look, qui déchire littéralement ! Le Carson Climb Warrior est un magnifique truck conçu à partir d'une carrosserie dotée de 6 carénages mobiles et d'un arceau cage qui vient coiffer l'ensemble de la mécanique implantée au coeur du châssis. Le fabricant n'ayant pas négligé le moindre détail susceptible d'accroître le réalisme et de capter l'attention du futur acquéreur à l'instar du tableau de bord moulé, ou encore du pilote et de son copilote que l'on retrouve en place sur la partie frontale. Cette auto appartient à la catégorie des véhicules tout terrain électriques à l'échelle 1/10ème. Sa présentation nous place en présence d'un kit RTR très bien fourni puisque celui-ci contient réellement tous les ingrédients nécessaires à sa mise en route. De fait, elle sera apte à pouvoir fonctionner environ 3 heures après la réception. Soit le temps nécessaire pour charger l'accu mis en place à son bord. La structure mécanique du Climb Warrior fait appel à un châssis baignoire très rigide et pratiquement indestructible conçu en matériau composite. Ce modèle se caractérise par un empattement gigantesque de 345 millimètres. Soit plus que celui d'un TT 1/8ème brushless de compétition ! Il présente une trappe bien visible sur la partie arrière qui pourrait nous faire penser au premier abord qu'il s'agit de l'emplacement prévu pour loger le pack d'accus. Après vérification, il n'en est rien. L'accu de propulsion est logé sur le dessus comme sur la majorité des voitures de ce type. Carson a équipé cette auto d'un accu Lithium Ion 2S 7,4 v de 1700 mA, livré avec petit chargeur rapide. Et pour votre information, sachez qu'il est également possible de faire fonctionner l'engin avec un accu Ni-Mh classique de 7,2 v. Vous aurez simplement un petit interrupteur à basculer sur le variateur électronique pour effectuer la transition. Ce petit truck du désert est propulsé par un moteur brushed à charbons de type 550. Ce dernier est fixé sur un support réglable en aluminium anodisé pour pouvoir ajuster le jeu entre son pignon interchangeable et la couronne principale de la transmission. L'équipement se complète de roues tout terrain " Optimo " de 11,5 centimètres de diamètre, conçues pour fonctionner sur tous les types de revêtement.

Le Carson Climb Warrior est un magnifique truck conçu à partir d'une carrosserie dotée de 6 carénages mobiles.

La voiture dispose d'un arceau cage qui protège la mécanique implantée au coeur du châssis.

Ce châssis revendique une transmission 4 roues motrices parée de deux différentiels à pignons coniques.

Pour accroître le réalisme, l'habitacle possède un tableau de bord moulé avec son pilote et le copilote.

Les deux carénages latéraux se retirent très rapidement en ôtant 5 goupilles ou des vis selon le côté.

La carrosserie est complétée par un aileron implanté derrière l'axe de roulis.

Le carénage de la partie gauche permet d'accéder à l'accu de propulsion.

Le Carson Climb Warrior est un tout terrain électrique quatre roues motrices à l'échelle 1/10ème.

Le châssis baignoire est très rigide. Il est très léger et pratiquement indestructible, car conçu à partir d'un matériau composite.

Le châssis du Climb Warrior possède deux poignées latérales qui se révèlent très pratiques pour véhiculer l'engin.

Carson a équipé cette auto d'un accu Lithium Ion 2S 7,4 v de 1700 mA.

L'accu de propulsion est livré avec ce petit chargeur rapide capable de revigorer le pack en 3 heures.

Le compartiment à accus est également prévu pour accueillir un pack Ni-Mh de 6 éléments.

Un moteur brushed à charbons de type 550 équipe le véhicule.

Le moteur est fixé sur un support réglable en aluminium anodisé qui autorise le réglage possible de l'entre-dents.

La cage du moteur bénéficie de cette ouïe d'aération pour mieux refroidir au cours du fonctionnement.

Le pignon moteur est un modèle vissé que l'on pourra remplacer pour modifier le rapport de démultiplication de série.

Le palier de la transmission centrale est en aluminium anodisé. Il fait également office de support moteur réglable.

Le variateur d'origine est programmé pour fonctionner avec un accu Li-Ion 2S. Mais vous pouvez le reparamètrer en poussant un petit interrupteur pour qu'il fonctionne avec un accu Ni-Mh de 7,2 v.

Les pneus " Optimo " mesurent 11,5 centimètres de diamètre. Ils peuvent braver tous les types de surfaces.

Les crampons de pneus d'origine conviennent parfaitement pour rouler en tout terrain. Ils seront moins performants sur le bitume.

La carrosserie est totalement dépendante de l'arceau cage de protection. Elle pourra être enlevée moyennant de se livrer à une petite séance à jouer du tournevis.

Nous apercevons ici l'habitacle moulé qui comprend le tableau de bord, le pilote et le copilote.
L'électronique : les bonus !
Concernant la partie électronique, on distinguera encore la présence d'un émetteur à volant en 2,4 Ghz Reflex Wheel Pro déjà aperçu sur d'autres véhicules de la marque, livré avec ses 4 piles d'1,5 v. Puis un servo de direction de 9 kilos de couple installé à la direction pour que les roues directrices ne soient pas à la peine. Enfin, l'engin possède en guise de cerise sur le gâteau deux rampes de phare avant et arrière à leds que l'on commande à distance depuis l'émetteur. Effet garanti auprès des badauds et qui vous permet qui plus est de faire fonctionner l'engin à l'approche de la tombée de la nuit, car les phares sont très puissants et offrent un champ de vision nocturne correct.

Le châssis à bords relevés abrite toute la mécanique centrale ainsi que les périphériques électroniques, avec une répartition du poids embarqué assez homogène.

Voici la radio fournie avec ce TT. Il s'agit d'un émetteur à volant en 2,4 Ghz Reflex Wheel Pro livré avec 4 piles d'1,5 v.

Le servo de direction est fixé à plat pour préserver le centre de gravité Il délivre un couple de 9 kilos et possède un pignon métal en sortie.

Le servo possède un pignon métallique en sortie comme on le voit très bien ici.

Le Climb Warrior est équipé de deux rampes de phare avant et arrière à leds que l'on commande à distance depuis l'émetteur.

Les leds arrière peuvent être éteintes ou allumées, au choix. Le tout en basculant seulement un interrupteur depuis l'émetteur.

Les leds fournissent un éclairage suffisant pour pouvoir rouler jusqu'à la tombée de la nuit.

A l'arrière, les leds s'illuminent en rouge, comme des feux de recul.
Train avant
Celui-ci détonne un peu dans le paysage actuel des engins radiocommandés car il fait carrément appel à une suspension à basculeurs. Qui dit basculeurs, dit dans le cas présent deux basculeurs reliés aux bras de suspension inférieurs par deux biellettes réglables montées sur rotules avec des pas inversés. Et deux amortisseurs que l'on retrouve fixés à plat sur le dessus de la cellule. Carson n'a pas lésiné sur les moyens en dotant l'engin de magnifiques amortisseurs à corps filetés et anodisés qui disposent de molettes de réglage pour régler la dureté des ressorts. A l'avantage de ce système : des amortisseurs invulnérables qui se retrouvent complètement protégés par la partie avant de la carrosserie, mais qui permettent quand même de faire varier la garde au sol du châssis en fonction de l'ancrage sui sera retenu par les tirants au niveau des bras inférieurs. Bien campée sinon sur ses bras de suspension longilignes de 11 centimètres de longueur, la cellule directrice affiche une voie importante de l'ordre de 310 millimètres. Plutôt pas mal pour un 1/10ème ! Au niveau de l'équipement, elle dispose d'une cale de renfort en aluminium pourvue d'inserts, puis d'une barre antiroulis réglable de 2 mm de section, de biellettes munies de pas inversés pour pouvoir retoucher le carrossage et le pincement des roues, ainsi que de cardans CVD en acier. Avec en prime, un pare-chocs proéminent avec plaque aluminium intégrée qui confère une petite touche US à l'engin ! L'essieu avant étant d'autre part complété d'un différentiel à pignons coniques avec couple métallique renforcé.

La suspension avant fait appel à des basculeurs, comme sur un châssis piste.

Ces deux biellettes réglables reliées aux triangles inférieurs permettront d'ajuster la garde au sol à l'avant.

Les amortisseurs sont d'excellente facture. On les retrouve fixés à plat sur le dessus de la cellule.

Les corps métalliques filetés et anodisés disposent de molettes de réglage pour régler la dureté des ressorts.

Le train avant met en évidence une largeur de voie portée à 310 millimètres sur cette auto. Notez le pare-chocs avec sa plaque intégrée en aluminium !

Les bras de suspension sont fixés sur une cale en aluminium pourvue d'inserts non réglables.

La cellule avant comporte une barre antiroulis réglable de 2 mm de diamètre.

Les biellettes à pas inversés sont omniprésentes pour effectuer des réglages rapides de géométrie.

Les porte fusées de direction sont pourvus de cardans CVD en acier et de roulements à billes.

Le pare chocs avant fait dans le genre " maous costaud ".
Train arrière
Celui-ci tranche là encore radicalement avec tout ce qui fait actuellement où presque en matière de voitures radiocommandées. Et à fortiori en termes d'engins de loisir. La preuve : une conception qui ne s'appuie pas ici sur les habituels triangles de suspension et leurs tirants réglables, mais qui fait appel à des bras tirés. Un système oublié depuis quelques temps, bien qu'il ait connu de beaux jours en compétition à bord de certaines voitures des années 80. En particulier sur les fameux traction de la défunte marque Française Yankee, pour ceux qui s'en souviennent...... Ces bras tirés donnent des airs de grande sauterelle à l'engin. Ils mesurent près de 10 centimètres chacun et sont reliés à des amortisseurs copie conforme à ceux de l'avant. Autrement dit, des modèles métalliques à corps filetés et anodisés, réglables qui plus est sur deux positions depuis leurs supports supérieurs respectifs. Cette conception un peu particulière du train arrière vaudra également de se retrouver avec un pont arrière qui abrite un arbre rigide logé sous carter étanche. Un dispositif qui devrait donner pas mal de motricité à revendre aux roues à l'accélération.

Le train arrière s'appuie sur une suspension à bras tirés. Un système qui a fait ses preuves en compétition.

Les bras tirés affichent 10 centimètres de long et sont reliés à des amortisseurs identiques à ceux du train avant.

Chaque bras tiré fonctionne de manière totalement indépendante.

L'inclinaison des amortisseurs pourra varier sur deux positions à l'arrière depuis leurs supports supérieurs respectifs.

La cellule arrière fait abstraction de différentiel. Elle est constituée d'un pont étanche qui abrite un arbre rigide.
Encore bon à savoir
Du fait de la présence d'une suspension à bras tirés sur la partie arrière, le Climb Warrior devra s'accommoder d'un cardan central CVD articulé pour faire la jonction avec le bloc de transmission implanté à l'arrière du châssis. La voiture possède encore un second cardan central (nettement plus long) en aluminium anodisé pour relier les ponts de transmission entre eux.

Du fait de la présence d'un pont arrière similaire à celui d'une auto à l'échelle 1, le Climb Warrior ne possède pas vraiment de cellule arrière à proprement parler.

Le Climb Warrior reçoit un cardan central CVD articulé pour établir la liaison avec le module de transmission implanté à l'arrière du châssis.
Essai
Tout d'abord, une précision qui a son importance. En débutant ce test, quelle ne fut pas ma surprise d'avoir pour commencer entre les mains un engin qui semblait ne pas vouloir délivrer tout son potentiel. Un peu étonné, je place d'abord un second accu (Ni-Mh cette fois) à bord de l'auto pour vérifier si cela ne vient pas de là. Le phénomène perdure. Après réflexion, il s'avérait que le potentiomètre du dual rate de gaz " TH.D/R " de l'émetteur était tout simplement réglé proche de son minimum. Pour bénéficier de toute la patate du moteur, il faut donc impérativement veiller à ce que ce bouton soit orienté sur la droite jusqu'à sa butée. Une précision qu'il convenait d'apporter pour commencer cet essai. Sinon, aux commandes du Climb Warrior, on ressent tout de suite la sensation de piloter une voiture très sous vireuse qu'il va falloir un peu brusquer pour forcer les entrées en courbes. Prévenant, le châssis est réglé pour les débutants dans sa configuration de base. Et comme si cela ne suffisait pas, le moteur en remet encore une couche. Plus progressif que lui, tu meurs ! Le 550 démarre en douceur et ne demande ensuite qu'à être poussé en permanence dans ses ultimes retranchements en essorant la gâchette de l'émetteur. L'occasion pour nous d'être un poil déçus il faut bien le dire, car la vitesse finale du véhicule plafonne assez vite, et l'on aurait aimé ressentir à coup sûr davantage de boost, que ce soit à l'accélération ou en vitesse pure. Surtout lorsqu'on utilise l'auto sur de grandes étendues planes comme sur le bitume. Le moteur 550 du Climb Warrior reste néanmoins plaisant à utiliser. Il permet d'exploiter tout le potentiel des trains roulants et consomme peu. Soit environ une bonne dizaine de minutes d'autonomie avec le pack d'origine de seulement 1700 mA. On peut donc souder la gâchette sans la moindre arrière pensée aux commandes de cette auto. Le train arrière restera parfaitement scotché au sol, même si quelques louvoiements se feront ressentir de temps à autre compte tenu de la présence de l'arbre rigide à l'arrière.

Autre constat, la suspension du Climb Warrior manifeste une aisance naturelle à pouvoir franchir, mais aussi sauter, quel que soit le rythme de pilotage adopté. Pour gagner en vivacité, les roues avant du TT pourront être carrossées avec un peu de carrossage positif pour rendre le train plus efficace. Les molettes des amortisseurs du train arrière pourront être vissées davantage pour donner une assiette légèrement plongeante au châssis en statique. Et dans le même temps, la barre antiroulis pourra être ramenée à son minimum d'efficacité. Dans les courbes rapides, le TT pourra encaisser des passages au taquet sans que l'on ne soit forcé de soulager l'accélérateur. L'auto sera également parvenue à passer avec succès les " stress tests " (tests de résistance) puisque nous ne serons pas parvenus à casser quoi que ce soit aux termes de quelques packs vidés.

Conclusion
Le comportement routier de ce truck 1/10ème est tout simplement hyper facile, même si la mise au point de son châssis demandera quand même à être affinée pour rouler sur des surfaces très accrocheuses comme l'asphalte. Pour débuter en tout terrain, cette voiture reste en tous cas hyper facile à piloter et elle ne demanderait qu'un surplus de motorisation pour profiter davantage de ses liaisons au sol. Ce qui pourra être chose faite en optant pour la deuxième version brushless plus puissante qui est également commercialisée par le distributeur sous la référence 500404048.

On a aimé
_ Esthétique très réussie
_ Kit réellement complet et prêt à rouler
_ Tenue de route saine
_ Autonomie
A revoir
_ Moteur pas assez puissant

Fiche technique
Marque : Carson
Modèle : Climb Warrior
Distributeur : T2M
Référence : 500404056
Usage : Loisir
Propulsion : Electrique
Moteur : Brushed 550
Contrôleur : Carson compatible avec accu Li-Ion 7,4 v et Ni-Mh 7,2 v
Accu : Carson Li-Ion 2S 1700 mA 7,4 v
Chargeur : Oui
Echelle : 1/10ème
Châssis : Fibres composites de 3 mm.
Transmission : 4 x 4 par cardans CVD + Pont AR rigide.
Différentiel : x 2 à pignons coniques.
Poids : 2,300 kg avec accus
Présentation : RTR.